Le Carmel de Vinça
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Carmélite aujourd’hui ?

La vocation

 

 

Depuis le commencement, Dieu appelle: à l’existence, à la beauté, à la profusion, à la communion avec Lui, la Source et l’Accomplissement de toute vie. Il appelle l’homme, les animaux… toute la Création. Dans toute la Bible, Dieu appelle. Il appelle les patriarches, les juges et les prophètes.

Avec le Christ, la voix divine continue à se faire entendre, plus intime et plus proche. Il appelle ses Apôtres et ses disciples à le suivre sur le chemin de l’Amour. 
Marie Madeleine pleure devant le tombeau vide. Jésus l’appelle par son nom: «Marie». Elle le reconnait vivant… et la joie de Sa résurrection va se répandre sur le monde. 
 

«Viens, suis-moi.»

Au fil du temps, des prêtres ont continué l’œuvre du Christ. Des religieux et des religieuses, dans le cloître ou sur les chemins, ont continué Sa vie pauvre, chaste, obéissante, pour être avec Lui d’une façon privilégiée, témoins d’une humanité transfigurée. Telles furent entre mille autres Thérèse de Jésus, Thérèse de l’Enfant Jésus, Thérèse-Bénédicte de la Croix, Marie de Jésus Crucifié, Élisabeth de la Trinité…

 

Dieu appelle…

Pourquoi sommes-nous devenus si sourds? Est-ce le bruit du monde ou notre vacarme intérieur? Comment, après des siècles de christianisme, ne reconnaissons-nous pas la voix de notre Dieu, le Verbe fait chair? 

Peut-être parce que nous pensons moins que Dieu peut ainsi intervenir dans notre vie, peut-être aussi parce que Son intervention est souvent discrète…En effet, Dieu nous rejoint par des événements humains, personnels qui «parlent» à notre tempérament et à notre histoire.

Ce peut être à travers une lecture, une homélie, l’ordination sacerdotale ou la profession religieuse d’un ami, un pèlerinage ou une retraite, une prière qui se prolonge, un moment de grande intensité devant la Présence réelle, un regard de compassion vers le Crucifix, un film, l’expérience douloureuse de la finitude humaine ou un je-ne-sais-quoi qui s’éveille devant la splendeur de la Création: ô mon Dieu, si le monde est si beau, qu’en est-il de Toi? 

Cet appel peut être décisif et nous retourner brusquement… comme il peut prendre des années à être entendu et pleinement accueilli. Il peut résonner dès l’enfance ou plus tard et personne ne peut s’estimer vraiment à l’abri!

 

L’appel au vrai bonheur...

On songeait probablement à un bel amour humain, à des enfants, à un métier passionnant; la vie s’ouvrait devant nous… mais c’est Sa Vie qui appelle! Bienheureux celui ou celle en qui elle triomphe, qui répond enfin: Tu m’as appelé, me voici. Oui, avec Toi, je veux aventurer ma vie, Toi, le plus beau des enfants des hommes, Jésus crucifié et ressuscité, mon Seigneur et mon Dieu.»

Il est important de se faire aider, de partager tout simplement avec un prêtre ou une religieuse si on ressent cet appel pour pouvoir discerner son authenticité, dans la vérité et dans la paix. 
 

 

 

Un appel dans l’appel

 

Bien souvent, quand germe au plus profond de soi cet attrait pour le Carmel, Dieu met sur notre route un « Colombier de la Vierge » (comme notre Mère Sainte Thérèse aimait à appeler ses couvents de carmélites déchaussées) et c’est dans ce lieu bien précis, avec sa communauté bien concrète qu’Il nous appelle à cheminer. 

Souvent, on nous demande : « Pourquoi ici ? » Pourquoi, en effet ? Et pourquoi épouser telle femme, tel mari ? Le choix d’un monastère est du même ordre : une attirance qui ne s’explique pas mais qui donne la certitude paisible que nous sommes là où Dieu nous attend. 

 

 

La formation initiale

 

Comme une vocation se découvre et se réalise progressivement, l’intégration et la formation des candidates s’étend sur plusieurs années et sont jalonnées de différents étapes. Ainsi, les futures carmélites peuvent « fonder leur maison sur le roc » (Mt 7, 25) et s’enraciner solidement dans le charisme du Carmel. 

 

Depuis la promulgation le 29 juin 2016 par le Pape François de la Constitution apostolique Vultum Dei Quaerere, il est recommandé que « les monastères prêteront une grande attention au discernement vocationnel et spirituel […] et favoriseront pour les candidates un parcours de formation adapté […] autant que possible non inférieur à neuf ans ni supérieur à douze ans. » (VDQ 15)

 

 

Les différentes étapes

 

Cor Orans, l’instruction d’application de Vultum Dei Quaerere, parue le 15 mai 2018, demande à tous les monastères (et pas seulement aux carmels) d’établir une période d’aspirantat « d’une durée minimale de douze mois ». Celle-ci permet « une première connaissance du monastère par la candidate, et de la candidate par la communauté monastique. Cette étape comporte une série de contacts et de temps d’expérience communautaire, même prolongés. » Elle permet aux aspirantes de « prendre le temps de réfléchir sur leur capacité réelle et faire une première vérification personnelle de l’authenticité de leur appel à la vie monastique contemplative. » (CO 262 et 264)

 

Vient ensuite le postulat au cours duquel « la candidate confirme sa détermination à se convertir par un passage progressif de la vie séculière à la vie monastique contemplative. » (CO 269) « Le postulat a une durée minimale de douze mois. » (CO 275)

 

Le noviciat ensuite « est le temps où la novice commence sa vie dans un Institut donné ». Cette période a pour but « d’amener la candidate à prendre davantage conscience de sa vocation selon un charisme spécifique, en vérifiant sa capacité réelle et concrète de le vivre avec joie et générosité. » (CO 277 et 278) Le noviciat dure deux ans. 

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Le juniorat à partir de la profession temporaire. Son objectif « est d’expérimenter la capacité de la professe temporaire à trouver son équilibre entre les différentes dimensions de la vie monastique contemplative, en réussissant à réaliser sa propre synthèse personnelle du charisme, et en l’incarnant dans les différentes situations de la vie quotidienne. » (CO 285) « La profession temporaire est émise pour trois ans et renouvelée annuellement jusqu’à l’accomplissement de cinq, jusqu’à ce qu’un minimum de neuf ans de formation initiale soit accompli. » (CO 287)

 

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PROCHAINEMENT

 

 

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